Ce jeudi 19 mars 2026, en plein entre-deux tours des élections municipales, la CPME 13 a organisé une conférence de presse à Marseille pour alerter sur la situation des TPE-PME et remettre l’économie réelle au centre du débat politique.
« Dans cette campagne municipale, nous souhaitons remettre l’économie réelle au centre du débat », a rappelé Nicole Richard-Verspieren, vice-présidente commerce de la CPME 13, en ouverture.
Un constat sans appel : une économie locale sous pression
S’appuyant sur une enquête menée auprès de ses adhérents, la CPME 13 dresse un état des lieux préoccupant :
- 54 % des dirigeants jugent leur situation fragile ou critique
- 66,7 % font face à une trésorerie sous tension
- 46 % constatent une baisse de leurs marges
- 89,4 % ne se sentent pas pleinement compris par les élus
« On ne parle plus de risque, mais de survie », a souligné l’organisation. Au-delà des indicateurs économiques, la dimension humaine est également marquante : plus d’un dirigeant sur deux déclare un niveau de pression très élevé.
Un “grand divorce” entre entrepreneurs et décideurs publics
L’un des enseignements majeurs de l’enquête concerne le lien avec les élus. « Les élus ont un impact direct sur nos entreprises, mais nous avons le sentiment qu’ils agissent sans comprendre nos réalités », a été rappelé lors de la conférence. Ce décalage alimente un sentiment d’abandon massif chez les chefs d’entreprise, dans un contexte où les décisions locales sont déterminantes.
Six priorités pour replacer les PME au cœur des politiques locales
Face à cette situation, la CPME 13 a présenté six conditions non négociables pour les futurs maires :
- Garantir l’accessibilité des centres-villes et soutenir le commerce
- Faire de la commande publique un levier pour les PME
- Simplifier les démarches administratives
- Préserver le foncier économique et soutenir la transmission
- Lever les freins au recrutement (mobilité, logement, petite enfance)
- Assurer une stabilité fiscale sur la durée du mandat
« La mairie doit être un accélérateur de croissance, pas un labyrinthe de paperasse », a témoigné Geoffrey Compte, dirigeant d’une entreprise d’impression.
Une charte pour engager les futurs élus
La CPME 13 a également présenté sa charte « Réflexe PME », proposée aux candidats des principales communes du département. « Nous ne prenons pas parti, mais nous veillons à ce que les engagements soient suivis », a précisé l’organisation. À ce jour, 15 candidats ont déjà signé cette charte, s’engageant notamment à instaurer une concertation avec les entreprises avant toute décision impactante.
Un message clair : du bon sens et de la stabilité
En conclusion, la CPME 13 a réaffirmé son positionnement : une organisation indépendante, au service des entrepreneurs et de l’économie locale. « Nous ne demandons pas de subventions, nous demandons du bon sens », a conclu Nicole Richard-Verspieren. « Adoptez le Réflexe PME avant chaque décision municipale. »
Téléchargez le cahier de propositions CPME « Adopter le réflexe PME ».




